Communication managériale : le jeu du “structuré” et du “social”

Par Guillaume pour le Fil Rouge

« Les entreprises de demain seront celles qui sauront entendre cette musique du hasard qui vient du non structuré pour créer les richesses de demain tant financières qu’humaines », écrit Alain Garnier dans son livre sur “L’information non structurée en entreprise : usages et outils” (éditions Lavoisier, 2007). La “prédiction” du fondateur de Jamespot, site communautaire de partage d’information multilingue, est aujourd’hui d’actualité.

Plusieurs billets sont venus éclairer et enrichir, dans des registres divers, cette dialectique du “structuré” et du “social”, qui concerne directement managers et communicants. Ainsi :

•    “Want Value From Social ? Add Structure”, argumente l’universitaire Tom Davenport dans la Harvard Business Review. Il formule ainsi le dilemme auquel doivent faire face les managers : “They want to use social media to get input from many different customers and employees, because they know that an organization’s judgment is improved if its ideation and decision processes incorporate insights from multiple perspectives. But they can’t bring themselves to let employees use social media at work, because they fear too much social activity will hinder productivity”. Exemples à l’appui, il explique que le seul chemin viable pour garder le “meilleur” des outils sociaux (et de limiter les temps d’échanges improductifs) consiste à les combiner avec des outils plus “structurants“, un dispositif de gestion documentaire par exemple.

•    L’entreprise 2.0 centrée sur les individus ? Vous en êtes sûrs ?, interroge Bertrand Duperrin dans son Bloc-notes. Résumé de l’affaire : « l’entreprise 2.0, et c’est son grand apport nous dit on, est centrée sur les individus. People-centric. Mais à part avoir un profil riche détaillant les goûts et activités de la personne et la possibilité de publier directement de l’information en son nom, qu’en est il vraiment ? (…) Pour que le système devienne vraiment centré sur l’individu il faut plus que cela : des pratiques à acquérir et même la liberté de les mettre en œuvre. Une démarche 2.0 qui ne s’accompagne pas concrètement d’un volet managérial d’empowerment restera donc par définition centrée sur les contenus, pas sur les individus ». Et l’auteur d’évoquer un sujet “chaud” pour 2011 : l’Adaptative Case Management (ACM) qui cherche justement à réunir le structuré et le non structuré, le social donc.
Un beau challenge pour le binôme “communicant conseil – manager communicant“, non ?

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Mené par 3 entrepreneurs dans le numérique depuis plus de 15 ans, Jamespot porte la vision que le Web transforme et accélère les nouveaux usages autour de l’information pour l’individu et dans l’entreprise. Jamespot édite le site éponyme Jamespot.com, un réseau social qui permet de communiquer à ses amis ce qui nous intéresse sur le Web en un simple clic. Jamespot.com c’est à ce jour, des dizaines de milliers de Spotteurs actifs répartis sur 12 pays. Fort de son succès croissant et de l’adoption spontanée de ce nouveau réflexe, sur le Web, Jamespot décline également une version professionnelle, Jamespot.Pro, pour l’entreprise 2.0 qui impulse la puissance du réseau social au business.
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