Eurocloud Congress, épisode II : Entrepreneuriat, risque et exemplarité

Voici la suite de mes prises de notes et réflexions à l’occasion du congrès Eurocloud. Une série de cinq épisodes que nous publierons tout au long de cette semaine.

Session : EntrepreneurShip in the European Market
Table ronde d’entrepreneurs du Cloud de tous les pays d’Europe.

Le sujet est principalement de comprendre pourquoi il est si difficile en Europe, y compris pour le Cloud, de lancer les entreprises et de les faire grandir ?

Matthieu Hug (CEO de RunMyProcess) rappelle que les conditions ne sont pas réunies en Europe pour avoir un écosystème avec des financeurs, des acheteurs, des grands comptes. « La preuve : dans cette salle combien de VCs ? Combien de grands comptes ? » demande-t-il… La salle s’ébroue un peu devant cette évidence.

Marco Houwen (CEO Luxcloud ) : le problème est avant tout une question de mentalité. C’est d’après lui « honteux », car bien qu’il y ait de nombreuses idées, pas de VCs pour les faire réussir car ils n’acceptent pas la possibilité d’un échec.

Antonio Miguel Ferreira (CEO de Lunacloud ) rappelle que quand un business model fonctionne, alors on trouve de l’argent. Sauf que c’est au départ qu’on en a le plus besoin. Pour Filip Muki Dobranic (Start :Cloud), un autre problème est que le secteur public et les chercheurs produisent des innovations, et que ces innovations ne sont pas mises sur le marché.

Les critiques pleuvent.

Matthieu Hug pousse également l’idée que les fonds publics sont aussi compliqués : travailler avec l’Europe … trop compliqué et que, pire, avoir des fonds publics, ce n’est pas le meilleur moyen. Il faudrait plutôt que les fonds Européens aillent dans des produits, et donc des achats. La question du Small Business Act est bien sur la table.

En plus, si on revient sur les projets Européens de R&D, il faut rentrer dans les clous et deux ans après justifier au centime près, à la minute près ce qui avait été prévu. Or, c’est impossible.

Une très pertinente interrogation de la salle à la table ronde (constituée de startup du Cloud européennes, je le rappelle) : Combien de services Cloud utilisez vous ? Réponse : entre 5 et 10.
Autre question : combien d’Europe ? Max 2/3…
Le conseil de cette personne : commencez vous aussi à acheter des services Européens et vos services européens seront achetés.

Bon point. C’est une vraie question d’exemplarité qui est posée là. L’est-on dans l’industrie du Cloud ? Pas plus qu’on ne l’est dans l’industrie du logiciel standard. L’achat américain n’est pas uniquement un réflexe des grands comptes ou de l’Etat, mais de tous, y compris des petites entreprises, y compris dans le Cloud…

Une VC de Pologne prend la parole et parle du risque pour son fond, qu’il faut faire attention… ouille, elle est tout de suite reprise par les intervenants : en effet avec ce type de raisonnement, on n’est pas prêt d’avoir un Facebook ou un Twitter, etc… car c’est toujours trop risqué. Comme si les entrepreneurs ne savaient pas que c’est risqué…

On ressort de cette table ronde avec l’impression d’un déjà vu sur ces questions d’Ecosystème IT. Le Cloud ne déroge pas à la règle.

Il n’empêche, je vois autour de moi des entreprises en mode Cloud/SaaS qui franchissent les frontières et grandissent. Je pense à RunMyProcess, Bime ou encore TalentSoft. Bravo à eux au passage! Le Cloud est clairement un facteur d’accélération de la mise sur le marché mondial de nos technologies. Et un booster indéniable du numérique.

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